Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux travailleurs.euses du sexe

En ce 17 décembre 2020, nous tenons à souligner la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux travailleurs.euses du sexe (TDS). Le contexte de la pandémie a été difficile pour tout le monde, et les personnes travaillant dans l’industrie du sexe n’ont pas été épargnées. La COVID-19 affecte directement leur emploi, car elles font face à un dilemme : arrêter de travailler, mais ne pas avoir de source de revenus, ou continuer à travailler et mettre leur santé en péril. En effet, les TDS n’ont pas accès aux prestations d’urgence du gouvernement puisque leur emploi n’est pas légal, ce qui augmente la précarité liée à leur travail. Plusieurs ont donc dû continuer à travailler, en mettant leur santé et leur bien-être en danger, afin d’avoir un minimum de revenu. Il s’agit d’un contexte très anxiogène, en plus de les placer davantage en marge de la société, ce qui contribue également à leur stigmatisation. C’est une violence financière de la part du gouvernement qui a ignoré les réalités vécues par de nombreuses personnes.

D’ailleurs, plusieurs travailleuses du sexe qui offrent toujours des services sexuels, nous ont rapporté faire face à encore plus de violence. Malheureusement, certains clients qui continuent à avoir recours à leurs services profitent de leur vulnérabilité, présumant que si la personne travaille, c’est qu’elle ne peut se permettre de s’opposer à ses demandes ou de les refuser catégoriquement. Ceux-ci négocient les tarifs ou les services, faisant en sorte que les TDS repoussent leurs limites afin de ne pas perdre leur revenu.  Elles constatent que les clients respectueux sont moins présents, car ils ne souhaitent pas prendre le risque de mettre en jeu leur santé et celle des travailleuses.gouvernement puisque leur emploi n’est pas légal, ce qui augmente la précarité liée à leur travail. Plusieurs ont donc dû continuer à travailler, en mettant leur santé et leur bien-être en danger, afin d’avoir un minimum de revenu. Il s’agit d’un contexte très anxiogène, en plus de les placer davantage en marge de la société, ce qui contribue également à leur stigmatisation. C’est une violence financière de la part du gouvernement qui a ignoré les réalités vécues par de nombreuses personnes.

Ce genre de contexte démontre la nécessité de décriminaliser le travail du sexe. La criminalisation des clients contribue à l’isolement des TDS, à des conditions de travail précaires et les empêchent d’avoir accès à des mesures importantes telles que l’aide financière d’urgence.  En temps de pandémie, ce type de ressource leur aurait permis de combler leurs besoins de base sans avoir à mettre leur santé en danger, en plus de réduire les violences à leur égard et la précarité vécue.

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