ITSS

Chlamydia 

Transmission

La chlamydia trachomatis se transmet par des relations sexuelles sans condom ou digue sexuelle de type orale, vaginale et/ou anale. Le frottement des organes génitaux et le partage de jouets sexuels comportent aussi un risque de transmission. Aucune pénétration ou éjaculation n'est nécessaire.

Prévention

Pour prévenir l'infection, il est conseillé de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels et de passer des tests de dépistage régulièrement. Enfin, dans ses pratiques sexuelles;

  • Utiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque acte sexuel et partenaire.
  • Protéger les jouets sexuels avec un condom et le changer entre chaque partenaire.

Symptômes

L'infection à la chlamydia est souvent sans symptômes. Ceux-ci peuvent toutefois survenir de 2 à 3 semaines après la transmission de la bactérie. Ce délais peut parfois se prolonger jusqu’à 6 semaines chez certaines personnes.

Les symptômes de la chlamydia peuvent être les suivants :

  • pertes vaginales anormales;
  • saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations;
  • écoulements anormaux par le pénis ou l’anus;
  • picotements ou sensation de brûlure en urinant;
  • douleurs aux testicules ou dans la région de l’anus.

Traitement

La chlamydia se traite par antibiotiques à prise orale.  Le traitement prescrit peut consister en la prise d'un seul comprimé ou d'un traitement constitué de 10 comprimés sur une semaine. Il est important d'attendre la fin du traitement ou la confirmation de la disparition de l'infection avant de reprendre toute activité sexuelle.

Comme cet ITSS vient souvent de pair avec la gonorrhée, il est possible qu'un traitement de la gonorrhée vous soit prescrit d'emblée. Les médicaments nécéssaires sont gratuits et vous seront prescrits à vous ainsi qu'à tes partenaires en prévention.

Dépistage

L'infection à la chlamydia peut être diagnostiquée lors d'un dépistage par prélèvement ou par test d'urine. 

Pour que le résultat soit valable, le dépistage doit être effectué idéalement 2 semaines et plus après le contact sexuel non protégé.

Passez un test de dépistage en présence de symptômes ou après une relation sexuelle sans condom ou digue sexuelle.

Déclaration aux partenaires

La chlamydia est une maladie à déclaration obligatoire (MADO) au Québec. Lors d'un diagnostic positif, l'information doit être transmise à la santé publique. 

Il est donc très important et obligatoire d'en faire la déclaration à ses partenaires des 60 derniers jours, le plus rapidement possible. Cela permettra à saon·ses partenaire·s d'aller se faire dépister et d'avoir le traitement approprié en prévention de complications potentielles. Aussi, cela permettra d'éviter la transmission à d'autres personnes. Il est possible que le·la professionnel·le de la santé qui vous a transmis votre résultat vous demande les coordonnées de vos partenaires afin de vous assister dans la déclaration aux partenaires.


Gonorrhée

Transmission

L'infection à la gonorrhée est causée par la bactérie Neisseria ghonorrhoea. Il s'agit de la 2e ITSS la plus répandue en Amérique du nord. 

Cette bactérie transmissible sexuellement peut se loger dans les muqueuses du vagin, du col de l'utérus, du pénis, du rectum, de la gorge et des yeux. Dans de rares cas, elle peut atteindre d'autres parties du corps. La transmission se fait par les contacts sexuels et le partage de jouets sexuels. 

 

Prévention

Pour prévenir l'infection, il est conseillé de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels et de passer des tests de dépistage régulièrement. Enfin, dans ses pratiques sexuelles;

  • Utiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque acte sexuel et partenaire.
  • Protéger les jouets sexuels avec un condom et le changer entre chaque partenaire.

Symptômes

Il est possible de vivre avec la gonorrhée sans éprouver de symptômes. 

S'il y a présence de symptômes, ceux-ci peuvent survenir de 2 à 7 jours après l'exposition. Les symptômes peuvent être:

  • pertes vaginales ou écoulements du pénis vert-jaunâtre
  • sensation de brûlure en urinant
  • douleurs à la gorge, au bas ventre ou aux testicules
  • douleurs pendant les relations sexuelles
  • saignements vaginaux après les relations sexuelles

 

Traitement

Il existe un traitement en dose unique en prise orale de la gonorrhée. Votre médecin pourrait vous prescrire de la ceftriaxone, de la cefixime, de la ciprofloxacine et de l'ofloxacine. Comme cette ITSS vient souvent de pair avec la chlamydia, il est possible qu'un traitement de la chlamydia vous soit prescrit d'emblée. Si vous avez un diagnostic de gonorrhée, les médicaments nécéssaires sont gratuits et vous seront prescrits à vous ainsi qu'à vos partenaires en prévention. Si vous avez moins de 18 ans ou que vous êtes enceinte, certains de ces traitements ne conviendront pas.

Dépistage

Le dépistage peut être fait par échantillon d'urine ou prélevement selon les pratiques sexuelles. Pour que le résultat soit valable, le test de dépistage doit être passé idéalement une semaine et plus après le contact sexuel à risque.

Passez un test de dépistage en cas de symptômes ou après une relation sexuelle sans condom ou digue sexuelle.

Déclaration aux partenaires

La gonorrhée est une maladie à déclaration obligatoire (MADO) au Québec. Lors d'un diagnostic positif, l'information doit être transmise à la santé publique. 

Il est donc très important et obligatoire d'en faire la déclaration à ses partenaires des 60 derniers jours, le plus rapidement possible. Cela permettra à saon·ses partenaire·s d'aller se faire dépister et d'avoir le traitement approprié en prévention de complications potentielles. Aussi, cela permettra d'éviter la transmission à d'autres personnes. Il est possible que le·la professionnel·le de la santé qui vous a transmis votre résultat vous demande les coordonnées de vos partenaires afin de vous assister dans la déclaration aux partenaires.


Herpès

Transmission

L’herpès se transmet lors d’un contact direct peau à peau lors de présence de lésions ou les prodromes. Les prodromes sont les rougeurs et les sensations de démangeaison, de fièvre et de fatigue qui peuvent survenir de quelques heures à 2 jours avant l'apparition des lésions. La transmission est également possible jusqu'à quelques jours après la guérison complète des lésions et la disparition de la rougeur. Enfin, il est possible d'y avoir transmission dans 1-3% des cas, lors d’une période sans symptôme.

Prévention

Pour prévenir l'infection, il est conseillé de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels. Pour prévenir la transmission de l'herpès, il faut être attentif à la présence de lésions et de prodromes. Également;

  • Utiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque utilisation et chaque partenaire.
  • Éviter les frottements avec les zones qui ne sont pas couvertes par le condom. 
  • Éviter les contacts en période d’irruption.

Symptômes

L'herpès peut être asymptômatique et le devenir des années après l'avoir contracté.

Les symptômes observables de l'herpès sont des lésions au lieu de la contamination, soit la région buccale, anale ou génitale. 

Malgré la croyance populaire, il n'existe pas un herpès buccal et un herpès génital. Il existe en fait l'herpès de type 1 et 2. Le type 1 se situe plus fréquemment au niveau buccal, mais peut se transmettre au niveau génital. Il peut également se transmettre de la bouche aux organes génitaux ou à l’anus lors des relations sexuelles. Dans de plus rares cas, il est possible pour l’herpès de type 1 de se propager par le contact entre eux des organes génitaux ou de l’anus. Le type 2, de son coté, se transmet plus fréquemment lors des relations sexuelles vaginales ou anales. Il est toutefois possible de le transmettre à la bouche lors de relations sexuelles orales.

Traitement

Une fois contracté, l'herpès est présent dans l'organisme de la personne porteuse à vie.

On ne guérit pas de l’herpès, mais des antirétroviraux existent pour contrôler le virus. Ces médicaments permettront de diminuer la fréquence et la durée des éruptions et les risques de transmission.

Dépistage

Aucun test de dépistage n’est recommandé si vous n’avez jamais eu de symptômes. 

Si vous avez eu des lésions, dans un délai de 24 à 48h suivant une irruption, un prélèvement par frottis et une analyse cellulaire pourront venir confirmer le diagnostic et, s'il y a lieu, mener à la prescription d'un traitement.

Un test sanguin est aussi disponible pour déterminer le type de l'infection. Les tests sanguins ne peuvent toutefois pas déterminer le moment de l’infection ou l’endroit dans le corps qui est touché. Un résultat positif peut donc être lié à une infection herpétique aux lèvres ou à la bouche. À noter que les tests sanguins pour détecter le VHS ne sont pas couverts par les régimes d’assurance maladie provinciaux et territoriaux, et vous demanderont donc de débourser un montant d’argent.

Déclaration aux partenaires

L'herpès n'est pas une maladie à déclaration obligatoire. 

Il est toutefois recommandé de déclarer son infection herpétique à saon·ses partenaire·s sexuel·le·s. 

 


Virus du papillome humain (VPH)

Transmission

Il se transmet lors de contacts peau à peau avec la région infectée ou au moment de relations sexuelles de type oral, vaginal ou anal. Il n'est pas nécéssaire qu'il y ait pénétration ou contact avec les fluides corporels pour qu'il y ait transmission.

Prévention

Au Québec, il est possible de recevoir un vaccin qui prévient l'infection au VPH. Les vaccins, CervarixMD et GardasilMD  protègent contre le VPH 16 et 18, qui sont les principaux responsables des cancers du col de l'utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, de l'anus et de la gorge.

Pour prévenir l'infection, il est conseillé de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels et de passer des tests de dépistage régulièrement. Également , il faut être attentif·ve à la présence de condylomes et:

  • Utiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque utilisation et chaque partenaire.
  • Éviter les frottements avec les zones qui ne sont pas couvertes par le condom ou la digue sexuelle. 
  • Éviter les contacts en période d’irruption des condylomes.

Symptômes

Les symptômes associés au VPH sont les verrues génitales / condylomes. Les condylomes peuvent apparaitre seuls ou par centaines dans les régions de la bouche, de la gorge, des organes génitaux et de l'anus.

Certaines souches du VPH peuvent évoluer en cancers dans différentes régions (col de l’utérus, pénis, vulve, anus).

Traitement

Le VPH se traite par l’application de produits chimiques, traitements au laser ou à l’azote liquide.

Dépistage

Il n'existe pas de test de dépistage pour identifier le VPH dans le sang ou l'urine. Cependant, il est possible pour un médecin, lorsqu’il y a présence de condylomes, de poser un diagnostic.

Déclaration aux partenaires

Le VPH n'est pas une maladie à déclaration obligatoire. 

Il est toutefois recommandé de déclarer son infection à saon·ses partenaire·s sexuel·le·s. 


Syphilis

Transmission

Cette ITSS se transmet par contact avec des lésions syphilitiques (plaies). Elle peut donc être transmise par des baisers (avec échange de salive), contacts sexuels anaux, oraux ou vaginaux, partage de jouets sexuels, partage d’aiguilles ou d’autre matériel servant à la consommation de drogues, et de la mère au bébé pendant la grossesse ou lors de l’accouchement.

Prévention

Pour prévenir l'infection, il est conseiller de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels et de passer des tests de dépistage régulièrement. Il faut également éviter de partager ou de réutiliser du matériel de consommation de drogues, de tatouage ou de perçage. Enfin, dans ses pratiques sexuelles;

  • Utiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque utilisation et chaque partenaire.
  • Éviter les frottements avec les zones qui ne sont pas couvertes par le condom. 
  • Éviter les contacts avec des plaies.
 

Symptômes

1er stade: Petites plaies non douloureuses, généralement situées aux organes génitaux, à l’anus, à la bouche ou à la gorge,  deux à trois semaines après l’infection.

Stade avancé: Rougeurs sur la peau et les muqueuses accompagnées de fièvre, de fatigue, de maux de tête et de douleurs musculaires. Apparition de rougeurs ou de boutons sur la paume des mains, la plante des pieds ou ailleurs sur le corps.

Des études récentes ont également démontré la possibilité d'infection des yeux par la syphilis.

Traitement

La syphilis se traite par injection d'antibiotiques. Si le diagnostic et le traitement sont entamés dans la première année suivant l'infection, une seule dose devrait normalement suffire. Toutefois, si l'infection remonte à plus d'un an, le traitement nécessitera une plus grande dose de médicament et une durée de traitement plus longue.

D'autres traitements peuvent aussi être envisagés dans certains cas.

Dépistage

Le dépistage de la syphilis est possible par une prise et analyse de sang.

Un test de dépistage est recommandé pour les personnes suivantes : les partenaires sexuel·le·s susceptibles d’avoir contracté la syphilis, les personnes enceintes, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HARSAH), les utilisateur·rice·s de drogues injectables, les travailleur·euse·s du sexe et les personnes qui ont eu des rapports sexuels avec des personnes provenant de pays où la maladie est endémique. 

Déclaration aux partenaires

La syphilis est une maladie à déclaration obligatoire au Québec. Lors d'un diagnostic positif, l'information doit être transmise à la santé publique. 

Il est donc très important et obligatoire d'en faire la déclaration à ses partenaires sexuels et de consommation des 3, 6 ou 12 derniers mois selon le stade atteint, le plus rapidement possible. Cela permettra à ses partenaires d'aller se faire dépister et d'avoir le traitement approprié en prévention de complications potentielles. Aussi, cela permettra d'éviter la transmission à d'autres personnes. Il est possible que le·la professionnel·le de la santé qui vous a transmis votre résultat vous demande les coordonnées de vos partenaires afin de vous assister dans la déclaration aux partenaires.


Hépatites A et B

Transmission

Hépatite A: se transmet par les matières fécales contaminées qui entrent en contact avec la bouche. 

Hépatite B: se transmet par le sang, le sperme et les sécrétions vaginales, lors de relations orales, vaginales ou anales, par le partage de seringues ou pipes, ou lors de tatouages/perçages avec du matériel non stérile.

Prévention

Au Québec, il est possible de se faire vacciner pour prévenir les hépatites A et B.

Pour prévenir l'infection, il est conseillé de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels et de passer des tests de dépistage régulièrement.

Il faut également éviter de partager ou de réutiliser du matériel de consommation de drogues, de tatouage ou de perçage.

Enfin, dans ses pratiques sexuelles, uiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque acte et partenaire sexuel.

Symptômes

Les symptômes de ces hépatites peuvent être la fatigue persistante malgré le repos, le jaunissement des yeux et de la peau, la diarrhée et des douleurs musculaires et articulaires. Elles peuvent également se présenter sous forme de maux de tête, de fièvre, de perte d'appétit et de perte poids selon l'hépatite.

Traitement

Il n’y pas de traitement pour ces hépatites. Toutefois, dans la majorité des cas, le corps combat lui-même ces virus. La guérison peut prendre jusqu’à 6 mois. Pour favoriser la guérison, il faut éviter l’alcool, les médicaments et l’exposition aux sources de l’infection. Un suivi médical s’impose malgré tout durant la période de guérison.

Dépistage

Le dépistage des hépatites A et B est possible par une prise de sang.

Le dépistage des hépatites est recommandé pour :

  • Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH).
  • Les utilisateurs·trice·s de drogues par injection.
  • Les personnes enceintes.
  • Les voyageur·se·s qui ont eu des contacts sexuels dans des pays à forte exposition aux hépatites.
  • Les personnes ayant des tatouages ou des perçages.
  • Les personnes porteuses d’une affection au foie, cirrhose, hépatite chronique.
  • Les travailleur·euse·s du sexe.
  • Les personnes qui ont contracté une ITSS.
  • Les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuel·le·s.
  • Les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines avant 1990.

Il est indiqué de se faire dépister même sans symptômes, le virus pouvant être dormant durant plusieurs années.

Déclaration aux partenaires

Les hépatites A et B sont des maladies à déclaration obligatoire (MADO) au Québec. Lors d'un diagnostic positif, l'information doit être transmise à la santé publique. 

Il est donc très important et obligatoire d'en faire la déclaration à ses partenaires sexuels et de consommation pour la période correspondant à la période d'incubation, le plus rapidement possible. Pour l'hépatite A, il est également nécéssaire de notifier les personnes partageant son domicile. Cela leur permettra d'aller se faire dépister et d'avoir le traitement approprié en prévention de complications potentielles. Aussi, cela permettra d'éviter la transmission à d'autres personnes. Il est possible que le·la professionnel·le de la santé qui vous a transmis votre résultat vous demande les coordonnées de vos partenaires afin de vous assister dans la déclaration aux partenaires.


Hépatite C

Transmission

L'hépatite C se transmet uniquement par le sang. Il doit donc avoir du sang impliqué dans la relation, lors de partage de matériel de consommation dont les pipe à crack ou encore lors de tatouages et de perçages avec du matériel non stérile.

Prévention

Il n'existe pas de vaccin pour prévenir l'infection par l'hépatite C.  Afin de prévenir :

  • Avoir son propre kit de consommation et ne pas le partager.
  • Éviter les tatouages et perçages faits avec du matériel non stérile incluant l’encre.

Symptômes

Les symptômes de l'hépatite C peuvent être de la fatigue, la jaunisse, une perte d’appétit et de poids, et des symptômes qui s’apparentent à ceux de la grippe.

Traitement

L'infection au virus de l'hépatite C se guérit par un traitement par antirétroviraux qui dure quelques semaines. Ces médicaments, pris correctement ont une efficacité de plus de 95%. Il est toutefois à noter que le traitement ne peut pas être pris dans le cas d'une grossesse.

Dépistage

Pour savoir si vous avez été infecté par  l'hépatite C, il est possible de passer un test de dépistage des anticorps (EIA). Suite à la possible infection, il faut patienter 6 à 9 semaines pour que les anticorps soient présents en quantité suffisante dans le sang et ainsi détectables. Cette période peut être plus longue pour les personnes vivant avec le VIH.

Au Canada, 44% des gens qui vivent avec l'hépatite C ne le savent pas. Si l'hépatite C n'est pas détéctée, celle-ci évoluera en hépatite C chronique. C'est le cas chez 75% des personnes infectées par l'hépatite C.

Déclaration aux partenaires

L'hépatite C fait parti des maladies à déclaration obligatoire (MADO) au Québec. Lors d'un diagnostic positif, l'information doit être transmise à la santé publique. 

Il est donc très important et obligatoire d'en faire la déclaration à ses partenaires de consommation pour la période correspondant à la période d'incubation, le plus rapidement possible.  Cela permettra à ses partenaires d'aller se faire dépister et d'avoir le traitement approprié en prévention de complications potentielles. Aussi, cela permettra d'éviter la transmission à d'autres personnes. Il est possible que le·la professionnel·le de la santé qui vous a transmis votre résultat vous demande les coordonnées de vos partenaires afin de vous assister dans la déclaration aux partenaires.


LGV

Transmission

La lymphogranulomatose vénérienne appellée LGV est une bactérie qui se transmet par contact peau à peau entre une lésion infectieuse et une peau saine, et par l’échange de fluides lors des relation sexuelles. La LGV peut donc être transmise lors d'une relation sexuelle orale, vaginale ou anale sans utilisation adéquate d'un condom ou d'une digue sexuelle. La transmission peut également se faire par partage de jouets sexuels sans condom, par contact direct avec le liquide organique des lésions ou des muqueuses et lors de l'accouchement.

Prévention

Pour prévenir l'infection, il est conseillé de discuter des antécédants d'ITSS avec ses partenaires sexuels et de passer des tests de dépistage régulièrement. Enfin, dans ses pratiques sexuelles;

  • Utiliser un condom ou une digue sexuelle pour chaque acte sexuel et partenaire.
  • Protéger les jouets sexuels avec un condom et le changer entre chaque partenaire.
  • Considérer les risques plus grands lors de la pénétration anale que ce soit par les doigts, la main ou un objet qui peut créer des blessures ou des lésions.

Symptômes

La LGV est souvent asymptômatique. Lorsqu'il y a apparition de symptômes, ceux-ci apparaissent entre 2 et 60 jours après la transmission. 

Durant la phase primaire, soit les 30 premier jours, les symptômes visibles sont des plaies sans douleur à la zone d'entrée (bouche, gorge, urètre, vagin, col de l’utérus, rectum, anus). Celles-ci peuvent disparaitre d'elles-mêmes, mais la personne demeure porteuse de la bactérie et peut la transmettre.

Dans la seconde phase, les symptômes peuvent être de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, de l'enflement des ganglions, de la constipation, des écoulements de sang ou de pus au niveau de l'anus, et de l'inflammation du col de l'utérus ou des écoulements et une sensation de brûlure à l'urètre.

Dans la troisième et dernière phase, des symptômes plus graves seront ressentis.

Traitement

Pour guérir la LGV, un traitement par antibiotiques d’une durée de trois jours vous sera prescrit. Dans le cas d’une infection au niveau secondaire ou tertiaire avec présence de lésions, le médecin pourrait également percer les boutons afin de contrôler l’infection et la douleur.

Il est important d’utiliser un condom ou une digue sexuelle pour tous les actes sexuels durant la durée du traitement afin de prévenir la transmission.

Dépistage

La LGV se détecte par une prise et analyse de sang. En cas de présence de symptômes, le médecin peut également faire un prélèvement par frottis sur la zone infectée.

Il est idéal d’attendre 14 jours après la relation sexuelle à risque avant d’aller se faire dépister.

Déclaration aux partenaires

La LGV est une maladie à déclaration obligatoire au Québec. Lors d'un diagnostic positif, l'information doit être transmise à la santé publique. 

Il est donc très important et obligatoire d'en faire la déclaration à ses partenaires sexuels et de consommation des 60 derniers jours, le plus rapidement possible. Cela permettra à ses partenaires d'aller se faire dépister et d'avoir le traitement approprié en prévention de complications potentielles. Aussi, cela permettra d'éviter la transmission à d'autres personnes. Il est possible que le·la professionnel·le de la santé qui vous a transmis votre résultat vous demande les coordonnées de vos partenaires afin de vous assister dans la déclaration aux partenaires.


Morpions 

Transmission

Les morpions ou poux de pubis fonctionnent comme les poux communs que l'on retrouve dans les cheveux se nourrissant du sang de son hôte, exepté qu'ils se logent dans les poils pubiens. Comme les poux, ils s'accrochent à la racine des poils et y pondront des oeufs qui écloront à leur tour dans 7 à 10 jours.

Les morpions se transmettent par contact entre pubis, soit par le frottement ou lors des relations sexuelles avec pénétration. Ils peuvent également se transmettre par contact avec les poils infectés ou par contact avec des tissus infectés comme des vêtements ou des draps, les morpions pouvant survivrent jusqu'à 24 heures hors du corps. Rarement, la transmission peut être du au partage d'un objet infecté autre qu'un tissus.

Prévention

 Afin de prévenir la transmission ou infestation, il est conseillé de changer et de laver ses vêtements et sa literie fréquemment. Éviter également le partage de serviettes ou de sous-vêtements. Le rasage ou l'épilation du pubis pourrait également contribué à diminuer les risque de transmission.

Dans le cas où vous avez des morpions, en prévention, il est recommandé pour chaque partenaire sexuel et chaque personne partageant le même foyer de se faire traiter.

Symptômes

Comme les morpions se nourrissent du sang de leur hôte, les symptômes possibles sont:

  • Des démangeaisons
  • De petits points bleus aux sites de morsures
  • Des rougeurs
  • La présence d'oeufs blancs sur les poils
  • Une légère fièvre  peu apparaitre en complication

Dépistage

Les morpions sont difficiliement visibles et reconnaissables à l'oeil nu. Un·e médecin pourra les identifier à l'aide de pinces spéciales et d'un microscope seulement.

Traitement

Une fois le diagnostic posé, le traitement consiste en l'appplication d'une crème pédiculide, en vente libre à la pharmacie. Il est recommandé de rasé le pubis complètement pour empêcher que les morpions s'accrochent aux poils et de traiter la région une première fois, puis 7 jours plus tard. Enfiler des vêtements propres après de traitement et laver à l'eau très chaude tous vêtements ou litterie ayant été en contact avec la zone infectée. 

 
Les objets potentiellement infectés (en contact avec la peau) doivent ausi être lavés ou enfermés dans un sac plastique fermé pendant 2 semaines. Les lieux doivent aussi être nettoyés en passant l'aspirateur partout dans votre domicile.

Faites un suivi avec votre médecin 3 semaines après le traitement pour vous assurer qu'il n'y a pas infection à nouveau. Les démengeaisons peuvent durer jusqu'à trois semaines après le traitement. 

 

Déclaration aux partenaires

Les morpions ne sont pas considérés comme une maladie à déclaration obligatoire.

Toutefois, il est nécéssaire de traiter tous les partenaires sexuels et les personnes vivant sous le même toit. Il est donc important d'en informer les personnes concernées dans les plus bref délais. Ils pourront également se procurer la crème de traitement en vente libre à leur pharmacie.


Gale

Transmission

La gale est un parasite non visible à l'oeil nu qui se loge sous la peau créant des sillons. 

La gale se transmet par contact peau à peau. Il est donc possible de le transmettre lors des contacts sexuels et lors du partage de serviettes, vêtements ou litterie.

Prévention

Afin de prévenir la transmission , il est conseillé de changer et de laver ses vêtements et sa literie fréquemment. Éviter également le partage de serviettes ou de sous-vêtements. 

Si vous êtes en contact avec une personne qui a la gale, évitez les contacts étroits, lavez-vous les mains régulièrement et portez des gants si vous procurez des soins à la personne infectée.

Symptômes

Les symptômes peuvent prendre jusqu'à 3 semaines avant d'apparaitre. 

Comme la gale vie sous la peau de son hôte, il s'y nourrie et y laisse ses excréments. Ce phénomène apporte comme symptômes des démangeaisons, généralement plus importants la nuit. Ces démangeaisons peuvent se situer aux aisselles, autour du nombril, à l'intérieur des doigts, des orteils des genoux et des coudes, ainsi qu'autour des organes génitaux (surtout chez les personnes ayant un pénis).

Dépistage

L'identification de la gale peut être très difficile à établir, la présence de sillons devant être observés. Le prélèvement d'un parasite ou d'un œuf permettrait aussi de donner un diagnostic avec certitude.

Il est possible que le dépistage comporte un test d'encre durant lequel un traçage ou un versement d'encre de chine sur la peau est fait pour permettre de révéler des sillons.

Traitement

Le traitement de la gale est fait grâce à une crème qui doit être appliquée sur tout le corps, du cou aux orteils et laissée en place pendant 8 à 14 heures. Un deuxième traitement sera nécessaire 7 jours plus tard.

La gale peut survivre jusqu'à 3 jours à l'extérieur du corps, par exemple sur la literie, les vêtements et les meubles en tissus. Il est donc nécessaire de laver tous les tissus à la machine à l'eau très chaude ou de vaporiser un aérosol acaricide sur tous les meubles en tissus comme les sofas, matelas et les chaises.

Déclaration aux partenaires

Considérant que la gale se transmet par contact et par les objets contaminés, il est nécessaire de traiter tous les partenaires sexuels et les personnes vivant sous le même toit. Il est donc important d'en informer les personnes concernées dans les plus brefs délais. Ils pourront également se procurer la crème de traitement en vente libre à leur pharmacie.


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